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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 13:26

Il n’est un mystère pour personne, puisque c’est assumé depuis toujours, que le narrateur des élucubrations du Gédéon est le patron du présent magazine. Ainsi, de temps en temps, Biyanvrac est-il missionné pour aborder des sujets que la plume de l’autre nain (tu vas voir) ne saurait évoquer autrement. Pour les dédramatiser, les approcher avec ironie, voire, éventuellement, couvrir d’une dose de ridicule certaines situations.

Ainsi en est-il d’un coup de fil reçu dernièrement de la part d'un responsable de presse Aéronautique. Avec une majuscule s’il te vous plaît, on cause ici de l’Aviation noble, celle pour de vrai, pas celle des chiffons volants que sommes l’ULM, même, voire surtout, tu vas voir, quand ces chiffons font semblant d’avoir leurs règles comme les grandes. Et alors bon, voici le raisonnement. L’Aviation, la vraie, est supérieure à l’ULM. Au sens hiérarchique, que faut comprendre. C’est la sœur aînée du temps où l’aînée avait des droits sur les cadets, la maîtresse d’école du temps où elle jouait de la règle sur les doigts, le curé du temps où c’est lui qui décidait de ce que tu pouvais faire ou pas, jusque dans ton pucier…

Et, donc. Voilà ce gars, que le Gédéon te donnera pas son blaze, qui donc téléphone pour dire son fait à l’impertinent magazine d’ULM qui se permet d’œuvrer sans en référer à la grande sœur. Rien que ça, mais aussi : ULMiste cause d’éventuellement réfléchir à une évolution des règles, rendue nécessaire par la réalité des faits, pour pléonasmer. Et alors, voilà, il eut fallu que ce magazine se concertât avec la grande gigue avant d’oser exprimer un point de vue partagé par beaucoup et non partagé par ceux qui ont décidé une fois pour toutes que leur opinion était la seule recevable. Et alors donc, une fois cet élément posé, qu’on peut en discuter sans problème, vient le raisonnement qui fait que. On a dit, plus haut, dans les grandes lignes. Mais alors, le celui-là, le voici qui s’en vient expliquer doctement que tu comprends, l’ULM est une aviation inférieure, ses adeptes sont incultes, mauvais pilotes, inaptes et immatures, bref, des nains et que donc, ils ne doivent rien faire sans l’autorisation des grands, des vrais.

Alors là, le Gédéon, il rigole bien ! Comme dirait l’autre, plus besoin d’imagination, voilà que certains lui donnent tout cru sa matière première, à lui qui aime bien rigoler !

Que Biyanvrac t’a déjà expliqué en long, en large et en travers, sur son blog, combien, pour lui, les matures, s’il y a, c’est l’ULM. Mais avant de rappeler ça, une précision utile, nécessaire et salvatrice : la guéguerre avion – ULM, le Gédéon s’en contrefout !

Complètement !

S’il cause ici, c’est juste pour répondre à ceux qui, depuis 30 ans, font, eux, la guerre à l’ULM qui n’en a rien à foutre de leur vie à eux, mais qui commencent, au bout d’un moment, à être un peu fatigués des frustrations de la grande sœur ménopausée qui se rend compte un peu tard qu’elle a raté sa vie. Donc, qui est mature ? Celui qui veut qu’on la lui tienne pour pisser droit, comme l’avion, ou celui qui s’estime assez grand pour se décalotter tout seul, comme l’ULM ? Ouvre ton dico. Ah, tu vois bien !

Ceux-là, de l’avion. Pas tous, juste ceux qui dénigrent l’ULM. C'est-à-dire presque tous, faut être honnête. Ceux-là, de l’avion, donc, ont conchié l’ULM pendant des décennies. Depuis une dizaine d’années, depuis que l’ULM peut ressembler vaguement à des avions, les voilà qui déboulent dans le truc pour profiter des avantages (en les tordant au passage), mais continuent de déverser leur fiel en prétendant nous expliquer comment il faut faire ! Le Gédéon, ici, pense aux politiques : ils ont, depuis 50 ans, ruiné le pays, tous ensemble et avec conviction, mais cela ne les empêche nullement de faire des leçons et expliquer savamment comment ils vont ramasser la crotte qu’ils ont répandu partout. L’avion, tout pareil. Il a cassé son jouet pendant que l’ULM, lui, le faisait grandir proprement et, plutôt que de dire « ok, on a merdé, montrez-nous comment faut faire », non, les eux, là, les voilà qui prétendent venir nous expliquer comment faire pour nous retrouver dans la même mouise qu’eux.

Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté. Et les autres, qu’ils aillent se faire péter dans le nez !

Accessoirement, ULMiste vend deux fois plus que le magazine en question, ce que l’autre sait. De là à ce qu’il comprenne que la grande sœur, désormais, c’est nous, passeront quelques lunes…

Publié dans ULMiste n°19

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Published by Gédéon de Biyanvrac
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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 20:42

1006324 166426426875886 1057152344 nAlors bon, voilà. Un gars fait causer de lui avec son slogan « Hollande démission ». Aucun rapport avec le gédéonisme, si ce n’est que ce mec, depuis 18 mois, tracte sa banderole derrière un ULM. Un Hanuman, même que c’est. Donc, le Gédéon va tâcher de ne pas causer de politique (sinon pour rappeler quelques faits), et rester sur l’ulmitudinal aspect des choses, qui rejoint, forcément et à un moment, le politique, tu vas voir.

 

Faits : depuis 18 mois, donc, David Van Hemelryck, que c’est son blase, au celui, survole la France avec sa banderole « Hollande démission ». Et aussi, il fait des manifs, parfois seul, ou distribue des sifflets sur les Champs-Elysées le jour où le Gédéon, à l’instar du Georges, reste dans son lit douillet, pour que les gens sifflent au passage du président de la République. C’est son droit, il fait tout cela en parfaite légalité, est bien sûr l’objet d’une surveillance rapprochée, mais reste libre, puisque rien d’illégal n’est tenté pendant ses manifestations d’humeur. Ou presque, si, une fois les pandores lui ont piqué son tissu, que les lascars, durant ce temps, qui lui font les banderoles, sont bien contents, ça fait tourner leur commerce !

 

C’est la démocratie, laquelle ne sera vraiment légitime, comme dit le Rousseau, que le jour où un vote décidera à l’unanimité que c’est ce système-là qu’il faut. Que tu vois bien que ce n’est pas possible, laissons donc le JJ rêver au bord du lac et revenons à nos banderoles.

La démocratie c’est donc que le peuple, souverain, tout ça, vote parmi les ceux qui se sont portés candidats et ont annoncé leur programme. Président, c’est cinq ans, que ça dure. Et alors donc, le celui qui a été élu, il est le chef jusqu’au prochain coup. Que si on n’est pas content, on attend la prochaine fois et on vote autrement. Et d’ailleurs, c’est toujours le cas, on est jamais content.

Donc, le dernier coup, on voté contre le celui d’avant. Ce qui fait qu’on a hérité de celui qui était en face, le normal, là, malgré son air de pharmacien de province constipé. Les institutions qu’on a, disent qu’on en a pris pour cinq ans. Et que, sauf manquement grave genre il soumet l’armée française à un ennemi, par exemple, il ne peut être destitué.

Et la démocratie qu’on est dedans, c’est aussi que des sondages peuvent dire que 85% des français sont mécontents. Et la démocratie, c’est aussi que un peut se promener avec sa banderole « Hollande démission » sans être mis au cachot. Et c’est plutôt pas mal, que dit le Gédéon, c’est sain. C’est même la preuve que la démocratie fonctionne parfaitement bien. Que si t’es pas d’accord avec ça, vas-y voir comment que c’est là où que c’est pas la démocratie, pour voir.

 

Mais là où le Gédéon s’agace un peu, justement, c’est que le gars, là, le DVH comme il se dit, affirme haut et fort qu’il fait ça parce-que « on n’est plus en démocratie »… alors que, justement, il prouve le contraire ! Le jour où la France entière commémore du fond de son lit férié tous les morts pour la France, ce mec survole le site sur lequel le président de la cinquième puissance mondiale va se recueillir, avec sa banderole « Hollande démission », devant toutes les télés. Le soir même, il est dans son lit, chez lui, tranquille, après avoir simplement répondu à quelques questions d’usage et démontré qu’il était dans son bon droit. Comme ça, ça se passe. Et le type explique qu’on est pas en démocratie. Ce serait quoi, alors, que demande le Gédéon, la démocratie ? Tiens, en Suisse, qu’on dit que c’est la plus parfaite des démocraties, y’aurait pas possible, ça ! Et chez les Grecs, fondateurs de la démocratie, tu crois que y’avait des Van Hemerlyck qui survolaient les assemblées avec une banderole « casse-toi Σωκράτης ? » Hein ? Alors…

Et aussi et là ça nous concerne davantage, vu que ça donne une image toute pourrie de nos jouets, il dit, ce mec, sur la TV, qu’il risque sa vie, qu’il est un héros, que s’il tombe en panne à 500 pieds il est mort !

Rien que pour ça, le type perd tout crédit aux yeux du Gédéon, que du coup ça l’énerve et il est allé voir de plus près.

Les gars est catho, c’est son droit. Tradi, c’est son droit, messe en latin, tout ça. Anti mariage pour tous, c’est son droit. Pro bonnets rouges, c’est son droit mais déjà moins cohérent. Tout ça, bon. Du coup, logique qu’il soit anti Normal.

 

 

Mais ce que le Gédéon voudrait dire à celui-là, c’est qu’il faudrait bien, avant de crier à ceux qui l’entendent qu’on n’est plus en démocratie, qu’il regarde un peu qui lui a permis, au lui, de tirer sa banderole comme ça. Que y’a qu’en France que tu peux faire ça en ULM. Il te le donne en mille, Biyanvrac : la gauche, celle-là contre laquelle il se bat ! Que la droite, elle, celle de laquelle il se réclame, elle a interdit ce genre de choses, dans les pays qu’elle gouvernait quand l’ULM a commencé à revendiquer des trucs. Reagan, Thatcher, tout ça, pour eux, l’ULM est un avion comme les autres… enfin, moins, vu qu’il a vachement moins de droits mais autant de contraintes. Et alors, Mr Normal, celui dont DVH veut la démission, il était chef de cabinet du porte parole du gouvernement qui a décidé de libéraliser l’ULM, dans les années 1980 !

Tiens, un autre fait historique, pour illustrer le propos gédéonesque : le 25 mars 1977, Chirac devient maire de Paris, qu’il n’y en avait plus depuis 105 ans. Une des premières mesures qu’il prend est de renforcer l’interdiction de survol de Paris par les aéronefs civils, puis, plus tard, faire décréter l’interdiction des ULM dans un rayon de 40 km autour ! Interdiction levée depuis, heureusement, merci pour les meldois. Et alors, tiens-toi bien, pendant la campagne pour son élection, un ULM a survolé Paris (Grande Armée, Champs, Seine, la totale), avec une banderole « votez Chirac ! » Crac, la voilà, la droite dont se réclame le DVH, elle use des armes permises par son opposant, puis les interdit une fois qu’elle a le pouvoir de ! Biyanvrac ne dit pas que la gauche c’est tout bien et la droite c’est caca, non, c’est pas là. Il dit juste des faits.

Alors ? Ce DVH est militaire de formation. Officier, puisque Polytechnicien. En tant que tel, il devrait savoir qu’on ne se bat pas contre celui qui a donné les armes avec lesquelles on prétend l’attaquer. C’est félonie.

Sinon, tiens, pour finir en rigolade : au détour d’une entrevue au Figaro, ce pilote d’ULM qui dit qu’on meurt quand on tombe en panne, explique que son association « Hollande Dégage » vit de dons. Mais que lui, le DVH, facture ses prestations à l’assoss à hauteur de 300 € l’heure de banderole et que, depuis 18 mois, il a facturé 200 heures…

 

Bravo l’artiste !  

 

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Published by Gédéon de Biyanvrac - dans Généralités ulmiques
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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 19:25

5239924_240X180.jpgLe Gédéon a lu avec attention la position de ULMiste sur l’épineuse question des masses des ULM et a bien compris que l’idée est de dénoncer l’absurdité de l’arrêté de 1998, tout ça. Bon, lui, s’en fout, l’est pas concerné, mais enfin, il trouve sympa qu’on s’occupe de ceux qui sont.

Et aussi, il a bien lu, Biyanvrac, les réactions des uns et des autres, sur les forums qui causent anonyme et savent tout, ou même dans les pages de la fédé, qu’on dirait qu’elles ne servent, désormais, qu’à répondre à ULMiste… bon, bah pourquoi pas ?

 

Et alors bon, bien peu d’arguments contraires l’ont convaincu, le Gédéon. A part l’idée qu’il faudrait jalousement garder par devers soi l’exclusivité de la déréglementation, il ne voit pas bien au nom de quelle règle naturelle, physique, philosophique ou même philarmonique il faudrait ainsi prétendre ne pas vouloir partager généreusement la déréglementation, puisque, paraît-il, elle a fait ses preuves.

 

M’enfin, si, un point a retenu son attention, au Biyanvrac : que ça s’appelle l’énergie cinétique à l’impact. En langage courant, ça veut dire que plus t’es gros et lourd, plus le cratère sera profond le jour où tu te vautreras. Comme si se vautrer était une sorte de fatalité, que tôt ou tard ça t’arrivera. Gédéon voit bien qu’il existe des dizaines de milliers de pilotes, toutes activités confondues, qui ne se vautrent pas, c’est-à-dire une écrasante majorité, mais enfin, visiblement, il faut parer au pire et considérer que.

Soit. En effet, selon que l’on pèse 200 kilos en ordre de vol en volant à 80 km/h ou trois tonnes en marchant à 300 km/h, le Gédéon, sans être adepte de physique, admet bien l’idée du truc : dans le premier cas, on arrache un peu d’herbe, dans le second, on fait un trou. Encore que, quand il observe les images de la télé, le Gédéon voit bien que même un avion de ligne de plusieurs dizaines de tonnes ne cratérise pas tellement, il fait juste un sillon, mais passons, ce n’est pas le sujet. Et surtout, ne viens pas lui causer de cet avion, cas unique au monde, qui a littéralement disparu dans son trou un jour de 2001, veut pas d’emmerdes, le Gédéon, hein !

Et alors bon donc, ok, le Gédéon s’incline. Faut pas augmenter la masse au décollage des ULM pour pas qu’ils aillent détruire des maisons à chaque fois qu’ils s’écrasent. Déjà, des maisons, les quelques rares fois où un ULM s’est vautré dessus, il a été avéré que la plupart du temps c’était l’acte volontaire d’un suicidé. Paix à leurs âmes enfin soulagées.

Mais aussi, l’argument, c’est que plus on est léger et lent, moins on a de chances de se vautrer à l’atterrissage suite à une panne moteur. On nous dit donc, comme ça, chez l’Europe, chez la DGAC, chez la fédé et chez les ceux qui suivent sans réfléchir. Ils ont sans doute raison, en tous cas dans la logique : plus t’es léger et lent, plus tout ça. Fort bien.

 

Inclinons-nous.

 

Sauf que. Tu vois bien, il y a encore un « sauf que ». Sauf que, donc, allons voir ailleurs, chez les autres déréglementés. Chez les CNRA, par exemple, les avions de construction amateur. Ces engins-là sont construits dans le garage par des ceux qui ont le temps et la passion pour le faire, que le Gédéon les admire tout plein, que la grâce, la sérénité, des torrents de miel et de filles nues tombent sur eux et toute leur famille pour les 18 générations à venir et tout le truc.

Eux, ils fabriquent donc leur truc chez eux. A un moment, un gars vient les voir pour s’assurer qu’ils ont mis la bonne colle et tout. Puis, à peu près tous les deux ans, rebelote, on vient voir si la colle tient toujours. Et aussi, il faut piloter ça avec un permis avion, visite médicale et tout. Bon. A part ça, ces CNRA sont encore plus déréglementés que les ULM, par exemple sur les moteurs. En ULM, quand Rotax dit que tu dois changer tes bougies toutes les 25 heures, tu dois le faire, sinon t’es en infraction.

Alors que là, en CNRA, non, tu as le droit de prendre un moteur hors potentiel pour mettre sur ton gros machin de deux tonnes. Que oui, tu as droit à quatre places (soit trois passagers) et deux tonnes, tout ça avec un moteur réputé rincé par l’Aviation Civile. Alors bon, attention aux interprétations de travers : le Gédéon trouve très bien qu’ils aient le droit de faire comme ça, vu que ça fait des années que c’est ainsi et que ça se passe très bien. Ce qui prouve, soit dit en passant, que ces histoires de potentiel sont un peu du flan, mais passons.

 

Et donc, t’as compris : pourquoi ces choses-là pourraient voler déréglementé sans risquer de cratériser à chaque fois que ça se vautre, pendant que les ULM, qui volent dans des conditions de navigabilité plus contraignantes au niveau du moteur, ne le pourraient pas ?

 

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Published by Gédéon de Biyanvrac - dans Sécurité
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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 10:05

54973-Life-Is-Simple.jpgAlors bon, il est écrit que l’ULM doit être simple de conception et d’utilisation. Et que du coup, c’est au nom de ce verset que des disent que la classis n’est pas ULM. « Mais non, tu vois bien, c’est tout compliqué tout complexe, que y’a des pièces en mouvement dans tous les sens, que c’est très compliqué à piloter, tout ça ». Ils n’ont pas tort, dans l’absolu, le Gédéon a lu récemment un instructeur hélico de renom, qui explique dans un article en ligne que t’as qu’à te démerder à le retrouver, qui essplique, donc, que « l’hélico, ça n’a qu’une envie, c’est de tuer son pilote ».

Bon. Y’en a des, ils savent ça, que ce machin veut les tuer, mais ils y vont quand-même en jouer. Biyanvrac va pas s’étendre, c’est pas le sujet. Aujourd’hui, c’est pas là. C’est sur le simple, même si ceci explique cela…

 

Alors bon donc, selon certains barbus de l’ULM, si l’ULM n’est pas simple, ce n’est pas un ULM. Ou alors, dans l’autre sens, pour que ce soit un ULM, faut pas que ce soit compliqué. Le Gédéon, il veut bien, il voit bien ce qui est simple. Simple, c’est ouvrir un robinet. Pas simple, c’est remplir une déclaration de revenus et patrimoine et que t’es qu’un pauv’ paysan comme voilà lui, avec des terres que t’exploites, des que tu loues, des que tu jachères, des biens que tu loues à droite à gauche, des vaches pour faire joli, des récoltes qu’il a pas plu cette année, un tracteur à crédit-bail avec option d’arnaque, une habitation que t’habites qu’à moitié, tout ça, faut payer l’sel… par’empe.

 

Tiens, son ulme à lui, pour aller faire le tour du bois : tu vérifies que y’a tous les boulons et draps, du t’assois dessus, tu tires la ficelle, tu comptes jusqu’à un certain nombre le temps que ce soit chaud, puis tu y vas. Vitesse de décollage, palier et approche, très simple : y’en a qu’une. En vol, si tu veux te donner l’air sérieux, tu vérifies ta symétrie… pis t’admires le paysage. Voilà une idée du simple, qu’on peut dire.

 

Mais alors, comme il veut comprendre, le Gédéon est allé voir un de l’ulme moderne, pour voir. Pas si moderne genre en forme de godemichet, non, juste un truc en tuyaux et draps, tout comme le sien. Simple, quoi. ULM, qu’ils disent. Puis il a fait le celui qui sait pas et veut voire comment ça marche. Déjà sur son internet, le mec se la raconte un peu, genre « instructeur d’aviation civile et des environs, labellisé fédé, qualifié radio, agréé jeunesse et sports et comité des fêtes », tout ça…

La machine, le mec lui explique comment ça marche, ce qu’il faut vérifier avant de s’assoir dedans, tout. Rien que ça, t’en as pour une demi-heure et encore, le mec dit que pour aujourd’hui on la fait courte ? Que faut des outils pour voir le moteur et une échelle pour mettre de l’essence. Par contre, la plupart des éléments structurels et de commandes sont masqués par du drap, donc on verra pas dans quel état c’est… Simple, quoi, ulme, quoi.

 

Et alors, enfin, on pose son cul. Avant même la mise en route du bourrin, commence toute une série de tests… « non mais allo, quoi » pour tester le téléphone, que pour l’instant, vu que le moteur tourne pas, y’a pas besoin, m’enfin les voilà avec ces trucs sur les oreilles, donc faut tester. Test que les portières sont fermées. ‘Fin, les « portières », les plaques de Tupperware qu’on a mis là pour comme si, pour être précis. Test de la pompe… alors ça, Biyanvrac, il veut comprendre. L’essence est dans les ailes, donc très au-dessus du moteur. Dans son idée, ça descend donc par gravité, ou alors faut qu’on explique. Bah là, non, on te nous a mis une pompe pour envoyer l’essence au moteur… test des instruments, des ceintures, des boutons tout partout, tout ça, bon. Mise en route, enfin, que voilà dix minutes qu’on cuit dans cet aquarium en plein soleil.

 

« XX (te dira pas où que c’était, veut pas d’ennuis), au parking pour la roulade vers la 86, rappel au point d’arrêt ». Alors, qu’il te dise : c’est un terrain ULM, y’a trois machines dans le seul hangar, personne en vue, c’est le matin tôt d’un jour où les gens travaillent (ou vont chercher leurs minimasossiaux, que c’est ça leur travail à des), mais bon, faut causer à personne dans la radio.

Point d’arrêt. Encore tout un tas de tests de ci et de mi, on roule en racontant qu’on roule, on s’aligne. « Plein volets ». Bon, on plein volette, on roule on décolle, pas quand on le sent comme ferait un pilote qui sent, mais quand le truc affiche les « paramètres » qui vont bien…

Et alors là, aussitôt le décollage et jusqu’au posé, qu’ils ont juste fait un tour de piste, ce ne sera qu’une liste incessante et interminable d’actions diverses et variées : et demi-cran de volets, et quart de cran d’arc vert et arc blanc et bille et pompe et dépompe et repompe et réchauffe le carbu et déréchauffe le carbu, reréchauffe, qu’on dirait qu’on est en train de démarrer une centrale nucléaire… tout ça en racontant à ton copain imaginaire où t’en es dans tout ce merdier. Et t’as jamais pu regarder dehors…

 

Enfin, au bout de trois minutes, l’annonce salvatrice : « On est en finaaaale, on est en finaaale, on est, on est… ». Ben pour le Gédéon, ça s’arrêtera là, il a compris ce qu’il voulait voir.

 

Ceux qui disent, comme ça, que la classis c’est pas ulme parce-que pas simple, faut qu’ils expliquent un peu ce qui est simple, que le Gédéon a dans l’idée qu’ils se sont un peu perdus en route…

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Published by Gédéon de Biyanvrac - dans L'ULM - c'est quoi
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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 06:22

800_2-dc9f1d01cb.jpgAh, la classe 6… l’hélicohuelle, comme dit le Gédéon, que pour t’expliquer encore une fois, voici : dans ULM, le « M », c’est « motorisé », que ça veut dire. Et alors, vu qu’un hélicoptère non motorisé, ça n’existe pas, Biyanvrac dit que le « M » est en trop, du coup c’est un « hélico UL », prononcé comme susditement.

Bon. On va pas revenir sur la façon dont ça s’est mis en place et tout, que finalement et le Gédéon amende son honorabilité, on dirait que ça se passe pas si mal et tant mieux !

 

On va causer aujourd’hui d’un fabricant des. Comme déjà dit, tout plein se lancent dans la bataille en parvenant à convaincre leurs actionnaires (qui sont en fait des mécènes, mais ils le savent pas encore, enfin si y’en a des qui viennent de le savoir, tu vas voir tu vas voir), que ça va tout casser, que d’ici peu, tout le monde volera en hélicohuelle, que y’aura plus rien d’autre qui compte et tout.

Et alors donc, parmi les ceux-là, y’en a un qu’il s’appelle BHR Aircraft Corporation. Déjà, ça le fait, le machin « corporation », que ça fait international et tout. La région Aquitaine, quand elle existait encore (elle respire encore, ok, mais plus pour longtemps), a accordé 1 million d’euros de subvention et des investisseurs privés ont posé 7 millions d’euros sur la table. Enfin, c’est ce que dit le journal « Sud-Ouest » et vu que le Gédéon n’a pas moyen de vérifier, il dit comme ça. Et alors, le BHR, splendides locaux tout neufs, une vingtaine de salariés, des ingénieurs, pilotes d’essais, tournées sur les salons et tout. Eurocopter n’a qu’à bien se tenir ! Enfin, d’Eurocopter, y’a plus, que maintenant c’est « Airbus Helicopters » que ça se dit. Ce qui ne veut rien dire, note bien, que ces hélicos ne sont pas des bus, mais enfin bon, on s’en fout.

Bon, ce BHR. Une petite dizaine d’années d’existence, donc bien avant que la classe 6 ne devienne une réalité. A la base, ils fabriquent un hélico que ça s’appelle le Fandango. Cellule autoporteuse en carbone, moteur Lycoming, bipale, biplace, 430 kg à vide pour 700 kg de masse maximale. Cette machine est destinée à être certifiée, pour concurrencer directement le Cabri, hélico français conçu par un de Eurocopter, qui commence à sérieusement faire de l’ombre au jusque-là indécrottable Robinson 22 états-unien.

Bon, prototypage, essais en vol, paperasses de certification, tout ça tout ça, ça prend du temps. Les actionnaires actionnent.

Aussitôt la classe, voici BHR qui annonce le sien, de jouet 6. Avec la même cellule que le Fandango. L’excellent magazine ULMiste, pour lequel le Gédéon travaille présentement, émit alors des doutes : peut-on conserver la même cellule autoporteuse en carbone (donc pas légère et incompressible), et gratter 150 kg sur la mécanique ? Bien sûr, on traita ULMiste de tous les noms, que c’est un scandale, faites-les taire et tout.

Soit, taisons-nous.

Sauf que. Sauf que, en mai 2013, BHR annonce l’homologation classe 6 de son Mustang (modèle allégé du Fandango, donc), et diffuse abondamment le document de référence de la DGAC ! Soit, ULMiste s’est trompé, il est possible de retirer 150 kg d’un hélico sans compromettre sa sécurité ! Soit.

Voici donc notre BHR Aquitain qui expose ses hélicos sur son site et les salons, comme suit : le Fandango certifié en CNSK (en attendant une certification sans restriction) et le Mustang homologué ULM (ils disent « certifié », que ça fait mieux, mais bon…).

Et nous voici à Blois, en 2013. Le Mustang vole tout plein tout beau jaune et propose d’ailleurs des démos qui cassent pas des briques…

Mais alors, ce Mustang, il est immatriculé « F-WHAF ». Tout le monde devrait donc se demander quoi ni qu’est-ce : pourquoi qu’il est pas identifié ULM ? … des clous ! La presse, unanime, reporte avoir vu voler le Mustang ULM, enfin homologué pour la plus grande joie des clients, la fédéplume se félicite de l’arrivée de ce nouveau dans la famille, des vidéos « journalistiques » circulent sur internet dans lesquelles le type de BHR annonce (la voix un peu tremblotante quand-même), que le truc est « éligible classe 6 ».

 

Tous ? Eh non, on a toujours le petit Gaulois de la presse ULM, qui dit comme ça dans sa livraison de septembre 2013, dans le compte-rendu de Blois, à propos de ce Mustang : « il est affirmé qu’il a obtenu son homologation classe 6 depuis fin mai, pourtant, la machine est immatriculée en « F-W », parce-que la pesée de la DGAC a établi qu’elle est trop lourde pour être un ULM. Ce qui n’empêche nullement le fabricant de le vendre comme tel… on vit une époque formidable ! »

Comment ULMiste a su ? Tout simplement en passant un coup de fil à la DGAC, ce qui est le b-a ba du métier…

 

Malgré cela et parce-que les gens ont envie d’entendre ce qu’ils veulent entendre et non pas la vérité, des clients ont fait des chèques pour acheter leur beau Mustang ULM. Tu parles, tout les magazines (sauf un, mais faut pas le lire, c’est caca) et même la fédé a dit que c’est un ULM, alors !

Dans l’intervalle et pour la petite histoire, le Fandango, dans la même veine, n’a pas obtenu sa certification CNSK, mais BHR affirme quand-même que mais si ! Le Gédéon sait comment la supercherie a fonctionné mais ne dira rien, c’est dans les mains de la justice et faut pas commenter.

 

Bah voui, que en juillet 2014, les actionnaires ont dit stop, on coupe tout. Du coup, liquidation judiciaire, et plainte au pénal des actionnaires contre les dirigeants. Et pourquoi la plainte ? Pour avoir laissé croire à tous, y compris aux actionnaires, que les machines avaient bel et bien reçu les certifications et homologations prétendues en produisant des documents à la véracité douteuse…

 

Le Gédéon, y dit ça y dit rien, mais s’il comptait parmi les ceux qui ont fait des chèques, il associerait dans sa plainte les organismes qui ont prétendu que le Mustang était bien homologué classe 6, que ça fait d’eux des complices objectifs des mensonges de BHR…

 

 

Billet publié dans ULMiste n°17

 

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Published by Gédéon de Biyanvrac - dans Généralités ulmiques
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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 13:15

logo_dgac.jpg« La DGAC, c’est rien que des méchants, des nuisibles, des qui veulent notre mort, tout ça ». Voilà ce qu’on entend ici ou là et surtout partout, à propos d’une administration qui, constitutionnellement, est au service des usagers, comme toutes les autres et non pas l’inverse, comme ça se constate pour d’autres, parfois, que dit le Gédéon.

Alors bon, ainsi, la DGAC serait, à l’instar d’autres administrations (fisc, affaires agricoles ou autres), uniquement mue par la volonté de nuire aux pauvres petits pilotes que nous sommes. Pourtant, Biyanvrac, qui observe et a de la mémoire, constate que non seulement il n’en est rien, mais, dans une mesure certaine, ce serait même à peu près l’exact opposé. Tiens, la dernière en date, par exemple : le renouvellement des cartes d’identification, que l’on continue à nommer « jaunes » alors que voilà plus de dix ans qu’elles sont devenues blanches. Jusque-là, fallait renouveler tous les deux ans, jusque-là. C’était un moyen, pour les fonctionnaires, de savoir où en est le parc de machines, que vu que c’est pas certifié, ces bêtes-là, nos ulmes, bah fallait bien un moyen de savoir qui vole, qui s’est croûté, qui a transformé son ulme en barnum, etc. Bon, très bien. Ben dis-donc, maintenant, y’a plus ! La carte « jaune », qui est devenue blanche, l’est tout à fait complètement, désormais : carte blanche ! On n’a plus rien à déclarer, c’est valable à vie, faudra juste, bien sûr, la modifier en cas de cession.

Et alors, tiens-toi bien, personne ne l’avait demandée, celle-là ! La fédé qui affirme passer son temps à prendre notre défense face à une administration tatillonne et justifie ainsi son train de vie, aussi surprise que toi, la fédé, sur ce coup-là.

Et, tiens donc, remontons dans l’histoire. L’arrêté de 1998, par exemple. Il y avait moins de 4000 adhérents à la fédé, en ce temps-là, que ses dirigeants étaient tellement pourris (du moins, ça s’était tellement su), que les ULMistes ne s’y reconnaissaient plus. Et alors donc, cet arrêté qui faisait passer l’ULM d’un cadre réglementaire très limité à un qui l’était beaucoup moins, bah ils l’ont fait tous seuls, à la DGAC, sans que personne ne demande vraiment. Tout juste un petit « détail » de rétroactivité prétendue a-t-il été éliminé par un cabinet d’avocats, mais pas sur ordre de la fédé de l’époque, non, sur l’initiative et les deniers personnels d’un pro de l’ULM, Pascal Chanéac, qui s’est depuis cassé la pipe en auto. Salut Pascal et merci encore !

Donc, sur ce coup-là, la DGAC a été sympa de sa propre initiative et sans qu’on lui demande. Et aussi, tiens, l’arrêté de 86, qui posait définitivement que l’ULM français ne sera pas certifié et que ses pilotes n’auraient pas à payer leur racket à la médecine aéronautique. En 86, la fédé était symbolique et l’ulme encore plus… pourtant, c’est la DGAC, toute seule encore, qui a décidé de nous foutre la paix ! Et aussi l’arrêté sur les terrains ULM, etc., etc.

Et donc, aussi loin qu’on remonte et quel que soit le sujet, la DGAC a toujours été bienveillante à notre égard. Faut-il dire merci merci ? Sans doute, mais peut-être, aussi, pouvons-nous nous poser la bonne question : pourquoi ?

Là, le Gédéon, langue de tepu comme d’habitude, va te dire : parce-qu’ils ont pas envie de bosser, tiens ! T’imagines le tableau si les 16 000 ULM français étaient certifiés ? Le boulot que ça serait ? Mettre un coup de tampon sur une carte « jaune » tous les deux ans, même ça ils avaient plus envie de faire, alors tu vois le genre !

Par contre et réciproquement (salut Pierre), il y en a des, de nuisibles. Du côté de l’Europe, si tu vois le genre. Ceux-là, oui, ils nuisent, dans tous les domaines, tiens. Non pas que le Gédéon soit antieuropéen ou quoi et de toutes façons ses opinions, il les garde d’autant plus pour lui qu’il n’en a pas, d’opinion… mais en tous cas, comme de plus en plus de gens, il pense, le Gédéon, que cette Europe-là, si elle nous empêche de nous foutre sur la gueule comme on l’a fait pendant des siècles, tant mieux. Quitte à ce qu’on unisse nos forces pour aller taper sur la gueule des autres, comme on le fait depuis 70 ans, surtout si les autres sont des bazanés...

Mais enfin, pourquoi que, pour pas se foutre sur la gueule (entre nous, donc), il faudrait qu’on mange la même pomme à la même heure d’Oslo à Lisboa, ou qu’on vole sur le même avion, avec le même stocolant dessus, avec le même permis et les mêmes contraintes inventées par des qui ne savent même pas comment ça vole… hein, pourquoi ? Alors là, oui, la fédé fédète et se défend contre ces méchants. Et merci. Et bon courage… et vive la FFPlUM et longue vie à son président !!! (NDLR, aucune ironie ici !)

Mais, de toutes façons, c’est perdu d’avance, tôt ou tard ils auront le dernier mot, comme ils l’ont dans tous les domaines, à un moment ou l’autre…

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 12:23

 

100_0821.jpgHa ha, une histoire belge ! Ne te trompe pas, le Gédéon n’est pas du genre à se jeter dans la nasse et à suivre le troupeau. Donc à se moquer des Belges juste parce-qu’ils sont Belges et qu’il est français, donc jaloux et frustré. Non. Pas de ça chez lui. Biyanvrac aime les Belges, l’a déjà dit et montré.

Et là, tu le sens venir, le voici, le voilà, crac, tadaaaaa, il arrive, toc-toc : « mais ».

 

Mais, donc. Ornicar aussi…

 

Mais, faut admettre que, parfois, les Belges ont le chic pour donner le fouet, tout ça. Si, par exemple, ici, par exemple :

Depuis hier, les Belges ont une règlementation paramoteur. Le Gédéon a vu sur le Facedebouc du magazine qui le publie que « les paramotoristes belges ont leurs règles ». Bon, il est jaloux, il aurait aimé la trouver tout seul, celle-ci. Si, que tu vas voir qu’on leur met bien profond, avec ces règles et que du coup tu vas voir ce que ça va faire.

Mais bon, donc, pour commencer, on a dit, une petite histoire belge authentique, et après, non, c’est du sérieux, tu verras. En préambule au bla bla de 14 pages, voici la définition du paramoteur au Royaume de Belgique, que tu vas halluciner, y’a quand-même bien une trentaine de personnes, à la louche, qu’a du relire le texte avant sa parution !

« Paramoteur : un aéronef léger « foot-launched » de type monoplace ou biplace qui se compose d'un parapente souple et d'un système de propulsion porté sur le dos ou monté sur une construction sur roue. »
Alors, oui, certes, les Belges, comme d’autres pays, n’ont pas leur langue à eux et du coup ils usent celles de leurs voisins. Et alors, pour se comprendre tout à fait sans se taper dessus, ils font en anglais. Why not? Waillenote, mais encore faudrait-il, pour cela, comprendre ce qu’on dit. « Foot-launched », ça signifie en français « décollage et atterrissage à pieds ». Donc, pour la Belgique, le paramoteur est un aéronef comme ça, à pieds. Sauf que dans la même phrase, on dit que c’est un truc à pied qu’on peut mettre sur des roulettes et, un peu plus bas, que le biplace peut peser jusqu’à 200 kg à vide hors carburant ; pour décoller ça à pieds, va falloir se lever tôt !

 

Fin de l’histoire belge, soyons sérieux, main’nant.

 

Bon, en gros, les règles du paramoteur sont les mêmes que pour les autres ULM, qu’on en a déjà parlé ici : visite médicale aéro, manuel d’utilisation/entretien, carnet de vol, carnet de route machine, test en vol calendaire, tout ça, comme l’avion.

Sinon ; vols exclusivement en espaces non contrôlés et hors zones à statut particulier ; vols acrobatiques interdits, donc Slalomania, out!, terrains temporaires aux exigences plus épaisses que pour les terraines permanents en France, mais c’était déjà le cas pour les autres ULM. Par exemple, un terrain temporaire, qui doit être déclaré et agréé et tout ça, bon, ne peut pas se trouver à moins de 300 m d’une habitation. Un paramoteur ne peut donc décoller que d’une parcelle libre de toute habitation, d’un diamètre de 600 m au minimum. Pour trouver ça en Belgique, à part dans les Ardennes (Alpes Belges), va falloir courir ! Et en plus, le nombre de mouvements y est limité, sans que l’on sache qui va compter…

Ah oui, d’ailleurs, le paramoteur, en Belgique, n’est pas rattaché à la fédé ULM, c’est la loi d’hier qui le dit, mais à la fédé paramoteur. Diviser pour mieux régner, les Belges savent faire, c’est dans leur ADN et c’est la raison pour laquelle les technocrates européens se sont installés chez eux…

 

Bon, pour faire court. C’était quoi, depuis 30 ans, le paramoteur en Belgique ? Il n’existait pas officiellement. Donc, on lui foutait la paix. Il volait sur les terrains ULM, n’était pas immatriculé, restait hors espaces réglementés, bien tranquillement, se formait selon les standards internationaux qui ont fait leurs preuves, organisait des rassemblements et des compétitions et unissait quelques centaines de pilotes, tout ça. Bon. Mais certains, comme d’hab, voulaient pouvoir se mettre des galons sur les épaulettes et surtout, qu’ils disent, s’assurer. Bon là, la solution existait, il suffisait de passer le brevet ULM paramoteur français et s’assurer en France. Ce que font la majorité des pilotes ULM francophones des autres classes d’ULM en Belgique.

Le paramoteur était donc peinard. Que là, crac, un 9 juillet, donc en départ de saison, on lui dit, paf : « tu ne voleras pas cette année ».

 

Ben non. Que pour voler cette année, il faut d’abord nommer les moniteurs transitoires qui seront habilités à délivrer le brevet. Puis passer le brevet, théorique et pratique. Puis la visite médicale. Puis faire agréer ta machine, que pour ça tu devras présenter un manuel d’utilisation, que aucun constructeur ou presque ne fournit… tout ça. T’es pas sorti des ronces…

 

Ou alors, tu es déjà pilote paramoteur dans le système français et tu restes en règle en Belgique.

 

Et alors, donc, seule solution viable qui fait qu’au final c’est le paramoteur français et la FFPlUM qui sont les grands gagnants de l’affaire : les paramotoristes belges purs et durs, donc ceux qui ne sont jamais posé la question des lois, vont devoir opter pour le moins contraignant, donc le système français. On va donc compter quelques centaines de paramotoristes et paramoteurs de plus cette année en France.

 

On leur envoie nos contribuables, ils nous renvoient leur ULMistes !

 

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 12:37

 

Le Gédéon t’a déjà causé du parachute et de ce qu’il en pense, notamment ici.

 

Pour résumer, on dit, ici ou là, que le parachute ne sert que si on a fait le con et qu’en conséquence, on peut s’en passer pour peu qu’on fasse pas le. Imparable. Sauf que, résumons toujours, le Gédéon pense que les cons ont aussi le droit à une seconde chance, eux comme leur passager, du reste. La peine de mort a été abolie, même pour les cons. Et d’ailleurs ça fonctionne : le parachute sauve tous ceux qui s’en servent dans de bonnes conditions.

 

Biyanvrac pensait la cause entendue, non pas suite à son blabla, mais juste grâce à une certaine idée du bons sens à peu près universel.

 

newsletter_securite_juillet_2014-1.jpgSauf que. Sauf que, dans le bulletin de sécurité mensuel de la FFPlUM initiative louable que le Gédéon applaudit des quatre mains, on peut lire en ce pas très joli mois de juillet que « le parachute n’est pas un dispositif de sécurité. » Au contraire, nous dit la fédéplume, de l’antidérapant sur les marchepieds des ULM trois-axes ou de la ceinture de sécurité ; sans développer.

 

Petit cours magistral sur la sécurité : selon le Littré « ensemble de mesures destinées à éviter un accident ou un dommage éventuel ».

 

Il faut ici distinguer la sécurité active de la sécurité passive.

 

 

 

Sécurité active :

 

Dite « sécurité préventive » ou « primaire », ce sont les mesures que l’on prend en amont pour éviter la survenance d’un accident. Restons en l’air, ce sont les mesures réglementaires que l’on prend pour que tout se passe bien : formation sérieuse, règles de l’air (prévention des abordages, conditions VMC, radio sur terrains contrôlés par exemple), etc. Mais aussi dès la conception de la machine : comportement sain en toutes circonstances, confort, visibilité, niveau vibratoire, freinage, vitesse minimale, etc.

La sécurité active est donc ce qui participe à l’évitement de l’accident. Nous sommes dans la première proposition du Littré « éviter un accident ». Dans le postulat de la fédé, le marchepied est un élément de sécurité active.

 

Sécurité passive :

 

Dite « sécurité palliative » ou « secondaire ». Ben voilà, crac, malgré les mesures de sécurité active, un a fait le con (plus ou moins) et paf, voilà l’accident qui arrive. Bon bah, là, on a pitié du qu’à merdé et on lui propose un certain nombre d’éléments qui vont limiter les conséquences de sa bévue : ceinture de sécurité, appuie-tête, airbag, renforts latéraux, casque, extincteur, etc. La sécurité passive est donc ce qui va permettre de limiter les effets du merdage. On est dans la seconde proposition du Littré « limiter… un dommage éventuel ». Dans le postulat de la fédé, la ceinture de sécurité est bien un élément de sécurité passive.

 

Mais alors, le parachute, il va où dans tout ça ? Selon la fédé, nulle part. Ce n’est « pas un dispositif de sécurité ». Donc, ni active, ni passive. Pourtant, le Gédéon a dans l’idée que selon ce qu’il vient de rappeler (sans rien inventer bien sûr, il s’agit de données universellement admises), le parachute serait bien un élément de sécurité passive. Ou pas ?

 

Alors bon, la fédé sort le fameux argument des opposants au parachute (si, ça existe…), qui disent comme ça, donc que « oui mais si t’as pas fait le con t’en as pas besoin et que du coup, avec le, tu peux faire un peu plus le con que si t’en avais pas ». Certes, cela existe, sur la route on nomme cela le « syndrome ABS ». Tu appuies un peu plus parce que tu sais que ton auto va un peu rattraper tes conneries.

 

Et alors ?

 

Et alors, le Gédéon s’en est déjà expliqué. Et alors, on va encore dire que Biyanvrac fait du « antifédé primaire ». Il répète donc que, selon lui, le véritable ami est celui qui te dit que tu merdes quand tu merdes, selon lui. Pas celui qui applaudit à chacune de tes paroles. En ce sens, du reste, Biyanvrac se réjouit d’avoir beaucoup d’amis, notamment du côté de Maisons-Alfort !!!

 

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 22:56

crash04.jpgOn observe cette année un nombre important d’accidents d’ULM. C’est-à-dire, comme d’habitude. Et alors, comme d’habitude, on y va des commentaires plus ou moins éclairés « pourtant, c’était le meilleur d’entre nous, il avait une grande expérience, tout ça »…

Bah oui, comme d’habitude, que les ceux qui nous représentent considèrent que mourir en ULM est une habitude, une fatalité… et va même jusqu’à estimer que quand il y a moins de 25 morts, c’est une « bonne année ». Biyanvrac a dans l’idée que la seule vraie bonne année ce sera quand il y a aura 0 mort.

 

Mais bon, le Gédéon voudrait donc nous entretenir ici de ce qu’est l’expérience. Apparemment, pour certains beaucoup, elle ne se mesure qu’au nombre d’heures de vol.

« L’expérience est comme une lanterne accrochée dans le dos, elle n’éclaire que le chemin parcouru ». Dit Confucius. Le Gédéon a déjà expliqué combien il trouve qu’il est con, ce Fucius. En effet, outre que le postulat lui semble discutable, il a dans l’idée, Biyanvrac, qu’éclairer le chemin parcouru permet au moins aux ceux qui suivent d’y voir clair, pour peu qu’ils s’approchent suffisamment de la susdite lumière.

 

Or donc, en aviation, on considère que l’expérience se mesure en heures de vol. Prenons, par exemple, un pilote de ligne. En fin de carrière, son « expérience » peut se compter en dizaines de milliers d’heurs de vol. Pendant ce temps, l’ULMeux moyen aura cumulé un millier, s’il vole régulièrement. On peut donc poser que le lignard a une bien plus grande expérience que l’ULMeux. Et que donc, dans une situation difficile, il s’en sortira mieux, ou du moins on attendra de lui qu’il.

Et c’est ce qu’on lit, encore ces jours-ci et comme d’habitude, à propos d’un Batave conducteur d’avion léger type ULM qui s’est vautré voici quelques jours et s’occis, ainsi que sa tendre. « Il avait pourtant beaucoup d’expérience ».

 

Et alors bon, outre que l’expérience ne protège pas en soi, il convient peut-être de voir un peu de près de quoi on cause… pilote de ligne, c’est le gars qui conduit l’avion sur le tarmac, le décolle, appuie sur des boutons pendant quelques heures en causant dans le poste, puis reprend les commandes pour poser le truc. Au total, sur un transatlantique qui alimente son carnet de vol de 8 heures, il aura piloté parfois moins d’une heure. En termes de pilotage, il n’a donc pas accumulé 8 heures, mais 0,75… sur le type d’avion concerné, bien sûr, ce qui ne lui sera d’aucune utilité sur un avion léger.

Un commandant de paquebot sera-t-il forcément bon en jet-ski ? Un routier doué sur un kart ? Certainement pas !

 

Aussi, plutôt de s’offusquer que le gars puisse se planter alors qu’il a des dizaines de milliers d’heures, sans doute faut-il plutôt essayer de savoir combien d’heures il compte sur le type de machine concernée par le gag. En l’occurrence, on n’en sait rien. 100, 200, 500 ? En tous cas certainement beaucoup moins que dans son autobus à ailes, à moins qu’il n’ubiquite.

Ensuite, ces heures de vol, en quoi consistent-elles, faut-il se demander ? Si elles se résument à des vols de balades en ligne droite au GPS, d’un aéroport à l’autre (ce qui est probable, vu que dans son pays on ne peut guère voler autrement), cette expérience-là, quel que soit le nombre d’heures, ne pèse guère face à la gestion d’un incident tel qu’une panne moteur au décollage, puisque c’est de ça qu’on cause.

 

En revanche, le celui qui ne cherche pas à accumuler les heures de vol pour les heures de vol mais travaille, à chacun de ses vols, ses acquis, en tentant de les faire croître, lui, tu peux monter dans son avion, il te plantera moins souvent suite à une pannouille au décollage. Le Gédéon t’en met son billet !

 

« Mieux vaut une tête bien faite que bien pleine », dit Montaigne, qui ne savait pas qu’on peut voler. Le seul souci, c’est que pour connaître Eyquem, il faut aussi une tête un peu pleine…

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 13:16

volez.JPGAlors voilà, « Volez ! » a cessé de paraître. Pour dire une banalité, le Gédéon rappellerait bien que tout a un début, un milieu et une fin, mais enfin, bon, de fin, ce sont surtout les entreprises qui en ont, de fin, en ce moment et sous nos cieux. Les petites, les celles qui raquent 70% de leur chiffre d’affaires pour entretenir un Etat européen dirigé par des non-élus et qui décide unilatéralement de ce qui est bon pour lui.

Alors bon, voilà que ça commente, sur le fora, listes, rézosiciaux et tout ce genre de trucs qui font que les gens glandent au frais de leurs salauds de patrons qui triment pour leur sortir leurs salaires pendant que eux s’inventent une vie parallèle sur la toile. Si, si, tu peux vérifier par toi-même, tous ces machins de discussions passablement stériles sont le plus actifs aux heures de bureau… et crac. Que le week-end, pendant les vacances, pendant Pujadas, y’a plus personne, on a autre chose à faire.

Donc. « Oh quel dommage, quel beau journal qui disparaît, ah là là, quand-même, ma bonne dame, on va le regretter, merci Dominique pour ce que tu as fait, tout ça tout ça. » Certains tentent de grandes théories sur le pourquoi du comment, sur ce qu’il aurait fallu faire, etc. Ça, y’en a toujours, des ceux qui savent après coup ce qu’il aurait fallu faire. Quel dommage qu’ils ne se manifestent qu’après-coup, pour le coup.  

M’enfin, le Gédéon, lui, se pose une question. LA question. Combien, parmi ceux qui pérorent, l’achetaient régulièrement, le « Volez ! » ? La réponse est évidente, vu que pas grand monde… sans quoi, le truc aurait continué de paraître. Ou pas ? Un journal qui va mal est un journal qui n’a plus de lecteurs. Donc, plus d’annonceurs, auxquels on peut raconter des balivernes pendant un temps, mais qui finissent par comprendre certaines réalités. Biyanvrac a le cul propre, si tu veux savoir, lui achète, chaque mois, tout ce qui paraît en matière d’aéronautique de loisirs. Non pas par soutien, mais par passion et soif d’apprendre. Quand on pratique un loisir aussi technique et exigeant que l’aviation légère, lire la presse spécialisée devrait être considéré comme un devoir. Surtout si l’on observe le coût ridiculement bas par rapport à celui d’une pratique réelle et soutenue de l’aviation légère. Lire toute la presse aéro revient, en une année, à l’équivalent de 3 heures de vol, quand on sait compter. Et se tenir informé de l’actualité, des évolutions réglementaires et de leurs explications, lire des récits, des témoignages, des articles pratiques, accroît la culture, donc la sécurité.

Nous avons en France l’immense privilège de bénéficier d’une presse aéro pléthorique qui nous est enviée par le monde entier. Et nous la boudons. Alors, quoi, ferait-elle mal son travail ? Ou bien expliquerait-elle mal son travail ? Parmi les explications des experts anonymes d’internet, on cause de la concurrence dudit internet. Ok.

Le Gédéon te propose une métaphore : ton boulanger, au bas de ta rue ou au village, gagne bien sa vie grâce à toi qui lui achète son bon pain frais sorti du four à bois, pétrifié d’une farine sélectionnée avec soin et d’origine contrôlée, qui se lève à 3 heures du matin pour que tu aies ton bon croissant bien chaud bien croustillant avant de prendre ton RER.

Bien.

Maintenant, imagine que, juste à côté, s’installe une « boulangerie » qui te sert ton croissant et ton pain gratos, qui plus est livré où que tu sois et à l’heure que tu veux, immédiatement !

Pas besoin de sortir de la cuisine à Jupiter pour comprendre que, très rapidement, le boulanger qui te fait payer et t’oblige à te déplacer jusque dans son bouclard va très rapidement mettre la clé sous la porte !

Et pourtant, de clé sous la porte, point. En tous cas pas pour cette raison. Pas uniquement. Et même à la marge, seulement… 

Pourquoi ? Que le pain qu’on te livre direct dans ta pogne où que tu sois, gratos, il est pas le même que celui du boulanger, le pain ! Il est fait d’une farine d’autant plus douteuse qu’elle est fournie gracieusement par le minotier qui, justement et comme de par hasard, a mis sa belle pub polychrome et envahissante sur ton pain à toi que t’es en train de te péter le bide avec. Et, qui plus est, pendant que le boulanger, lui, se lève et pétrit avec soin, l’autre est roulé sous l’aisselle d’un stagiaire qui demain ira trouver à se faire exploiter dans un autre truc du même genre…

Alors bon, y’en a des, boulangers, qui se disent que la solution est de faire comme le voisin. Ceux-là en meurent. D’autres continuent sur leur lancée, voire améliorent encore leur bon pain frais, et s’en sortent encore mieux. 

Le Gédéon ne va pas te dire ici ce qui constitue une bonne presse. Il n’y a qu’à observer les ventes, qui se ressentent aisément, pour comprendre. Mais, avec sa petite expérience (le Gédéon est né dans Vol Moteur, a poursuivi dans ULM Info puis désormais dans ULMiste)…

Tiens, ULMiste, justement, cette espèce d’Arlésienne qui paraît quand il a le temps et fait chier grave avec ses retards permanents, ses dates approximatives et ses annonces parfois bidon…

Biyanvrac te livre un scoop, tiens, pour toi tout seul : ce mag, propriété de son propriétaire, a cessé toute relation avec son éditeur, qui du coup a été mis en liquidation, vu que c’est ULMiste qui le faisait vivre. Le proprio continue donc seul, avec une nouvelle structure, et ça va revenir vite avec de belles surprises !  

Volons un coup !

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Le Wiktionnaire cite Gédéon de Biyanvrac !

 

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